Dans CodyCross, la solution de l’indice « jeune entreprise innovante » est STARTUP, un mot de 7 lettres. L’expression a pourtant un second sens en France : celui d’un statut fiscal précis, que la suite de l’article détaille.
La solution CodyCross : STARTUP, en 7 lettres
La grille attend le mot anglais écrit en un seul bloc, STARTUP, sans tiret. La définition « jeune entreprise innovante » décrit bien ce que le langage courant range derrière ce mot : une société récente, qui mise sur une idée nouvelle pour grandir vite.
Si votre grille compte 7 cases et que les lettres croisées confirment un S au début et un P à la fin, vous tenez la bonne réponse.
L’orthographe compte dans une grille : les mots croisés ignorent les tirets et les espaces, d’où une réponse en un seul bloc de lettres, alors que la presse écrit plutôt start-up avec un trait d’union. Les deux graphies désignent la même chose.
D’où vient le mot start-up
Le terme vient de l’anglais « to start up », qui signifie démarrer. Il s’est installé dans le vocabulaire français avec l’essor des entreprises du numérique, au point que beaucoup de gens ignorent qu’un équivalent officiel existe.

La Commission d’enrichissement de la langue française recommande en effet jeune pousse, publié au Journal officiel du 28 juillet 2001. Cet équivalent désigne une entreprise récente et innovante dont la croissance devrait être rapide, souvent dans les hautes technologies. Les dictionnaires terminologiques proposent aussi entreprise émergente, entreprise en démarrage ou entreprise naissante.
Start-up et jeune entreprise innovante, deux notions différentes
Une start-up n’a aucune définition légale : n’importe quelle société qui se présente ainsi peut employer le mot. La jeune entreprise innovante, abrégée JEI, est au contraire un statut défini par le Code général des impôts, avec des conditions à remplir.
Cette absence de cadre explique les confusions fréquentes : une société peut innover sans jamais prétendre à un régime de faveur, et inversement, un statut fiscal ne garantit pas que le produit soit nouveau pour le marché. Le premier mot décrit une réputation, le second un dossier administratif.
Une start-up peut donc ne jamais obtenir ce statut, et une JEI n’a pas besoin de se dire start-up. Pour situer le profil recherché, ce qui distingue une entreprise innovante se lit dans le détail de ses pratiques.
Les conditions pour obtenir le statut JEI
Le statut repose sur plusieurs conditions qui doivent être réunies en même temps :
- L’entreprise est une petite ou moyenne entreprise au sens européen, avec des plafonds d’effectif, de chiffre d’affaires et de bilan.
- Elle est récente : son âge est limité par la loi, et le statut s’éteint une fois cette limite dépassée.
- Ses dépenses de recherche et développement représentent une part minimale de ses charges, fixée par le texte.
- Son capital reste indépendant, sans contrôle par de grands groupes, et l’activité doit être réellement nouvelle plutôt qu’une reprise.
Ces critères visent des sociétés qui investissent réellement dans la recherche, pas celles qui adoptent l’étiquette pour son effet de communication. Les dépenses de recherche se justifient par des pièces comptables, ce qui suppose de les isoler dès le premier exercice.
Le détail chiffré de chaque seuil change au fil des lois de finances. Avant toute démarche, il faut donc relire le texte en vigueur sur les pages officielles de l’administration.
Avantages et durée du dispositif
Le dispositif allège plusieurs postes de dépenses pendant une période limitée, qui court depuis la création de l’entreprise. Les avantages se répartissent entre le social, l’impôt sur les bénéfices et la fiscalité locale.

| Avantage | Ce qu’il couvre | Limite |
|---|---|---|
| Exonération sociale | Cotisations patronales sur certains salariés affectés à la recherche | Montants plafonnés |
| Impôt sur les bénéfices | Allègement sur les premiers exercices bénéficiaires | Durée définie par la loi |
| Fiscalité locale | Exonération possible sur décision des collectivités | Facultative selon le territoire |
Chaque avantage a sa propre logique : l’exonération sociale allège le coût des équipes de recherche, l’allègement sur les bénéfices profite aux entreprises qui deviennent rentables, et l’exonération locale dépend de la décision de la collectivité où l’entreprise est installée.
Ces régimes dépendent aussi de la date de création de l’entreprise, puisque les règles applicables évoluent avec les lois de finances. Suivre ces changements demande une veille régulière, par exemple grâce à la presse économique spécialisée.
Quand et comment déclarer le statut JEI
Aucun agrément n’est exigé : l’entreprise qui remplit les conditions applique elle-même le régime dans ses déclarations. Les conditions se contrôlent à chaque exercice, et un statut perdu en cours de route ne se retrouve pas.
Cette vérification annuelle porte sur la taille, l’âge, l’indépendance du capital et la part des dépenses de recherche. Une entreprise qui franchit un seuil perd le bénéfice du régime à partir de l’exercice concerné.
Pour sécuriser sa situation, l’entreprise peut déposer une demande de rescrit auprès de l’administration fiscale. Celle-ci doit répondre dans un délai fixé par la loi, et sa réponse l’engage. Le suivi de ce courrier se règle plus simplement avec une gestion externalisée du courrier d’entreprise.
Retenez les deux réponses : STARTUP pour la grille CodyCross, et un dossier vérifié point par point pour le statut JEI. Le premier se remplit en quelques secondes, le second se prépare avec les textes officiels sous les yeux.

