Ville la moins sûre du monde : le classement choc des destinations à éviter !

4 février 2026

Jeune homme en hoodie dans une rue urbaine graffitée

En 2024, la base de données Numbeo a attribué à Caracas le score d’insécurité le plus élevé au monde, dépassant largement la moyenne internationale. Selon l’indice de criminalité, certaines métropoles affichent un taux d’homicides supérieur à 100 pour 100 000 habitants, contre moins de 1 dans de nombreux pays européens.Des rapports actualisés soulignent que les risques pesant sur les voyageurs varient fortement selon les quartiers, les heures de la journée et le contexte politique. Les variations brutales de classement d’une année sur l’autre illustrent l’instabilité de ces environnements urbains.

Comprendre les critères qui définissent l’insécurité d’une ville

Comprendre pourquoi une ville passe du statut animé à celui de zone à risque n’est jamais réductible à quelques chiffres. Les classements mondiaux recoupent des données statistiques et des ressentis du terrain. Certaines plateformes, comme les bases de données internationales ou les entreprises spécialisées dans la sécurité, examinent une gamme étendue d’indicateurs : le taux d’homicides, la fréquence des catastrophes naturelles, le poids de la criminalité organisée, la situation sanitaire et l’accès aux soins. Ces repères reposent sur des rapports officiels, des alertes émises par des expatriés et des témoignages directs de voyageurs.

Il serait absurde de comparer Paris et Caracas sans nuance. Paris, Barcelone, Rome : ces capitales européennes voient l’insécurité s’incarner dans l’ombre agile du pickpocket. Les organismes européens de lutte contre la criminalité traquent sans relâche des groupes structurés qui se fondent dans les foules des gares ou des métros. Ici, la violence physique s’efface derrière des risques omniprésents qui ternissent le quotidien des habitants comme celui des touristes.

Pour saisir ce qui fait la réalité des classements mondiaux, quelques critères dominent l’analyse :

  • Taux d’homicides : repère déterminant notamment en Amérique latine.
  • Criminalité organisée : vols structurés en Europe, organisations mafieuses ailleurs.
  • Risques sanitaires et accès aux soins : facteurs aggravants dans de nombreux pays.
  • Pression touristique : plus la destination est courue, plus le risque grandit pour les visiteurs comme pour les locaux.

Cet assemblage de critères, mis en avant dans les expertises de sécurité, bouleverse les idées reçues : aucune ville n’affiche un risque uniforme. Chaque environnement urbain compose avec ses quartiers sensibles, ses heures rouges et ses propres réalités, bien plus nuancées qu’une simple note sur un classement.

Quels sont les points chauds du globe en 2024 ?

Le panorama mondial a évolué. Certains pays voient leur situation se dégrader à un rythme impressionnant. En première ligne, Haïti : explosion de la criminalité, enlèvements à répétition, effondrement institutionnel. Le pays se hisse tout en haut des alertes diffusées par les observateurs internationaux, devant même le Venezuela et l’Afghanistan. Là-bas, la vie quotidienne se déroule sous pression, et les rares voyageurs qui s’y risquent sont désormais l’exception.

Le Venezuela porte aussi les stigmates d’une violence urbaine endémique et d’une instabilité politique qui rendent tout déplacement incertain. L’Afghanistan s’est fermé durablement aux visiteurs. La Corée du Nord et certaines provinces des Philippines complètent cette liste noire, marquée par l’arbitraire, le contrôle ou la brutalité qui ne laissent aucune marge à l’insouciance du voyage.

À côté de ces points les plus critiques, d’autres régions connaissent des tensions localisées. Forte déconseillée, l’Ukraine demeure inabordable tant que le conflit perdure. Certaines zones de Turquie, de Porto Rico ou de la République Dominicaine affichent désormais une criminalité urbaine à la hausse.

Pour mieux situer les pays les plus exposés cette année, voici les noms qui retiennent l’attention :

  • Haïti : tout en haut de la liste des destinations les moins sûres pour les touristes.
  • Venezuela et Afghanistan : régulièrement signalés comme zones à éviter.
  • Ukraine, Corée du Nord, Philippines : secteurs à haut risque selon les régions.
  • Porto Rico, République Dominicaine : net regain de la délinquance urbaine.

Devant ces alertes, beaucoup de voyageurs reviennent sur leurs choix, consultent les dernières actualités et adaptent leurs itinéraires. Cette évolution n’est pas sans impact : le tourisme, les ventes de billets d’avion, et la sélection des agences sont directement influencés, certaines destinations disparaissant bout à bout des catalogues.

Le classement des villes les moins sûres : chiffres et réalités à connaître

Les dernières données convergent : Caracas trône en tête, sa réputation de ville la moins sûre du globe forgée par une accumulation de statistiques sans appel. Violences, homicides, accès limité aux soins : la simple perspective d’y vivre ou de s’y déplacer contraint chacun à la vigilance la plus stricte, jusqu’aux tâches de tous les jours.

En Europe occidentale, l’insécurité change de visage. Barcelone, Paris, Rome, Madrid et Amsterdam font partie des capitales les plus touchées par les vols à la tire : une organisation méthodique qui profite à plein de la densité touristique. Ceux qui travaillent ou habitent ces centres savent à quel point la vigilance s’est transformée en réflexe.

Ville Risque principal Classement
Caracas Violence, homicides 1ère place mondiale
Barcelone Pickpockets Ville européenne la plus risquée
Paris, Rome Pickpockets, vols à la tire Top 5 européen

Dans le reste du monde, quelques métropoles tirent leur épingle du jeu : Singapour, Tokyo ou Toronto affichent des taux de criminalité parmi les plus bas, synonymes d’équilibre et de stabilité. Sur le territoire français, Nice est régulièrement en tête du côté de la sûreté tandis que Marseille s’illustre au contraire par une montée sensible de la délinquance. Cette photographie influence le choix des voyageurs, les flux économiques et jusqu’à l’image internationale de chaque agglomération.

Femme âgée assise à un arrêt de bus urbain délabré

Voyager malgré les risques : conseils essentiels pour votre sécurité

Partir vers un lieu réputé dangereux, ce n’est pas du romantisme, mais la réalisation de quelques gestes simples et lucides. Parmi les recommandations les plus pragmatiques : garder constamment ses effets personnels sous surveillance, que vous soyez dans les transports en commun à l’heure de pointe ou dans une rue réputée animée. Préparer son voyage, c’est aussi anticiper en répartissant ses papiers, choisir des sacs adaptés et intégrer des réflexes invariables. Les groupes de pickpockets, parfois très organisés, s’attardent surtout dans les lieux d’attente et les rues commerçantes.

Voici quelques règles à suivre pour limiter les risques lors de vos déplacements :

  • Ne rien laisser en évidence : téléphone et portefeuille rangés à l’abri.
  • Se renseigner sur les quartiers sensibles : adapter ses trajets, suivant l’actualité locale, s’impose.
  • Privilégier les paiements sécurisés et réduire au strict minimum l’argent liquide.

Des phénomènes récents, comme la multiplication des locations touristiques ou l’arrivée massive de croisiéristes, modifient l’équilibre des foules et appellent à ajuster sa prudence. Dans les villes concernées, la moindre baisse de vigilance peut avoir un coût immédiat. Préférez donc les routes fréquentées, les transports reconnus, et prêtez attention aux conseils des habitants. Pour ceux qui visent le calme, la Nouvelle-Zélande ou les îles Caïmans attirent par leur réputation paisible, loin des tumults et des files d’attente.

La discrétion reste également une arme : montrer publiquement sa localisation ou sa routine expose à des incidents inattendus. Voyager en toute confiance, c’est avancer sans bruit ; la sécurité se façonne aussi dans le détail et l’attention portée à chaque geste.

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