Salles de shoot : riverains et élus d'opposition en colère
Le gouvernement a donné son accord pour la création d'un premier site expérimental. Le maire du Xe arrondissement de Paris s'est porté volontaire pour accueillir cette salle de consommation de drogue.
«Génial, superbe idée, ce sont les commerçants et les habitants qui vont être contents de voir toute une “faune” envahir le quartier et de croiser le matin ces personnes en mal de leur poudre quotidienne», ironise Jean, un habitant du Xe arrondissement.
Au lendemain du feu vert de Matignon pour ouvrir une salle de consommation de drogue à Paris, beaucoup de riverains du Xe arrondissement s'inquiètent. Leur maire, Rémi Féraud (PS), s'est porté volontaire depuis plusieurs mois pour accueillir cette salle expérimentale. Si la pointe Gare du Nord-Barbès-Stalingrad est évoquée, personne à la mairie ou dans les associations ne sait encore situer le lieu exact.
«On pose des questions qui restent sans réponse»
«Pour un projet porté soi-disant haut et fort par la municipalité, les agissements se font dans le secret et l'opacité, on pose des questions qui restent sans réponse, tout se fait dans le dos de tout le monde, s'indigne Serge Federbusch, conseiller (UMPPA) du Xe arrondissement de Paris et président du Parti des libertés. Il n'y a eu ni réflexion ni pédagogie, encore moins de débat.» Comme celle des riverains, la crainte de l'élu est que ce projet «ajoute des difficultés à la difficulté».
Avec ses gares du Nord et de l'Est, le Xe arrondissement «draine déjà des populations marginales et doit faire face aux nombreux trafics et délinquances en tout genre», concède Céline Debaulieu, coordinatrice de l'association Gaïa-Paris, qui milite pour l'ouverture de salles d'injection. «Les habitants ont peur que cela rajoute une nuisance, explique-t-elle, mais c'est là tout le travail de pédagogie et de dédramatisation que nous devons faire main dans la main avec les riverains.»












Et si on les ouvrait à la campagne ces salles, loin de toutes habitations ??? Les bénéficiaires s'y referaient même une santé.