Dans les rues de Paris, les partisans du mariage pour tous manifestent aujourd’hui. Vincent est un homosexuel de 21 ans. Il fait le voyage depuis Marseille avec sa mère. Rencontre.
Vincent redouble d’énergie à deux jours de la grande manifestation pour l’égalité des droits des homosexuels. « Ma maman m’a proposé de monter à Paris pour la manifestation pour l’égalité des gays du 27 janvier », annonce-t-il de bon matin à ses camarades de classe. De nature joviale, ce coup-ci l’étudiant marche d’un pas assuré dans les couloirs de son école. Sur le ton de la confidence « c’est un peu mon avenir qui se joue dimanche ». Sans l’initiative de sa mère, il aurait quand même fait le trajet de Marseille jusqu’à la capitale pour donner de la voix. D’ordinaire, Vincent n’est pas un militant actif pour l’égalité des droits. Il participe à la Gay Pride une fois par an.
Ses ambitions familiales sont encore floues, mais il veut avoir le choix : « de se marier, d’avoir des enfants. De divorcer avec pertes et fracas comme les couples hétéros », s’amuse-t-il. Au- delà le la plaisanterie, le jeune homme est conscient de l’enjeux que représente ce projet de loi pour la communauté LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuel et Transgenre, ndlr) : « si la différence devient la loi, elle devient la norme. Par conséquent, elle devient invisible ».
« J’espère qu’on sera beaucoup plus nombreux qu’à la Manifestation pour tous du 13 janvier. Aucun train n’a été affrété depuis Marseille pour les militants qui auraient voulu y aller. Ça fausse la donne ». Sans perdre espoir, il imagine que les militants feront le déplacement par leurs propres moyens : « De toute façon, ça ne peut pas se passer autrement, on doit leur montrer qu’une majorité de Français a encore un cerveau ! » Qui sème le vent récolte la tempête. Et quand Vincent parle des « autres qui sont contre », c’est une tornade qui s’empare de lui : « ils m’ont bien mis les boules leurs slogans à deux balles ».
Quand il s’énerve, Vincent parle avec les mains. Une habitude qu’il doit à ses origines siciliennes. Sur sa chaise, il fustige la tournure de débat : « Jusqu’à présent l’homophobie était latente. Mais là, on entend tout et n’importe quoi, sous prétexte que mais non. On n’est pas homophobes, c’est qu’on pense au bien des enfants, parce que vous comprenez c’est quand même pas très catholique. C’est hypocrite et insultant ! ». Selon l’étudiant c’est encore une bonne raison de manifester aujourd’hui à Paris.
A 21 ans, le jeune homme possède une vraie force de caractère. Ce qui n’est pas forcément le cas de certains adolescents plus fragiles face à de tels propos : « c’est super dangereux ce qu’ils font. Imagine un gamin de 12 ans qui se cherche. Quand il entend partout des trucs du genre l’homosexualité ce n’est pas naturel, il va se sentir exclu et décider d’en finir. Ces gens-là ne se rendent pas compte du mal qu’ils peuvent faire. » Le sujet est trop grave pour céder à l’enthousiasme. Aujourd’hui, Vincent manifestera pour ses droits mais surtout contre l’homophobie.
Dessin de Frizou- Source Mlactu









Oh putaing !!! La balle est dans le camp du gouvernement maintenant.
Le gouvernement sera -t ' il ridicule s'il recule à Paris les paris sont ouverts et la porte est ouverte pour ceux qui' s enc…
Le mariage imaginaire pour les précieuses ridicules , j 'en suis malade , complémentement malade comme quand les papas et les mamans sortaient le jour pour manifester avec le tout Paris malgré lui